samedi 1 mai 2010

FIN... et COMMENCEMENT

Chers Amis,

Nous l'avions annoncé lors du lancement de ce blog : il annonçait la création d'un site internet dédié à notre association et surtout à la connaissance et à la valorisation du patrimoine religieux en Alsace.

Ce site existe désormais. Sa "naissance" coïncide fatalement avec la "mort" du blog qui ne sera plus alimenté à l'avenir.

Certes, le site n'est pas encore bien fourni. Nous y mettrons progressivement les éléments du blog qui méritent d'être conservés. Nous y attacherons d'autres messages, fiches, annonces...

N'hésitez pas à nous faire part d'événements ou d'articles, envoyez-nous des études que nous publirons avec plaisir.

Et surtout, merci pour votre fidélité !

A bientôt !

les rédacteurs du blog.


... Au fait, j'oubliais de vous donner l'adresse du site :

http://www.patrimoine-religieux-alsace.eu/

Sur la première page, à droite, un petit bouton orange vous permet de vous abonner en RSS. Laissez-vous tenter !

dimanche 25 avril 2010

Clin d'oeil de Rome à Strasbourg


Les touristes qui piétinent en foule le pavement du vaste narthex de la basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome ne pensent pas toujours à se tourner devant les portes de bronze du XVe siècle et à regarder, au-dessus de la grande porte centrale du portique, une mosaïque représentant la Navicella.

Ceux qui ont visité l'église Saint-Pierre-le-Jeune protestante de Strasbourg connaissent une autre Navicella, plus facilement visible, qui reproduit celle de Rome. Nous renvoyons aux études du professeur Albert Chatelet( dont l'article "Retour sur la Navicella", Revue d'Alsace, 1996, t. 122, p. 201-208) pour l'analyse et l'histoire de l'oeuvre, dont la reproduction strasbourgeoise évoque l'état déplorable de l'Eglise à la fin du Moyen Âge. Le Christ qui aide saint Pierre à sortir de l'eau est également le sauveur de son Eglise : tel est le sens de cette représentation d'une réelle actualité (la papauté est alors en Avignon) à l'époque de son créateur Giotto (mort en 1337).

Voici donc une photographie de cette mosaïque romaine, transférée (et très fortement restaurée) de l'ancienne basilique dans le nouveau porche au début du XVIIe siècle. On remarque, agenouillé en bas à droite de l'oeuvre, un pape en prière.

Benoît Jordan -ACPRA

Agnus Dei




Il n’est pas rare de trouver des petites galettes de cire blanche dont le relief représente un agneau portant une croix. Ce thème de l’Agnus Dei renvoie bien évidemment au symbole du Christ ressuscité, victime pascale (dans la continuité du repas des Hébreux quittant l’Egypte) mais vainqueur du mal et de la mort.

D’où viennent ces petits objets de dévotion ? Il semblerait que les Romains – et sans doute d’autres populations – aient pris l’habitude d’emporter chez eux des fragments du cierge pascal béni la nuit de Pâques et qui symbolise la résurrection du Christ vivant au milieu de ses fidèles. Ces fragments auraient été perçus comme des protections contre le démon.

Une des plus anciennes mentions de cet usage est donné par Amalaire de Metz, né vers 775 et mort en 850, archevêque de Trèves, un temps administrateur de Lyon, qui est connu pour son traité De ecclesiasticis officiis : benedici ceram... indeque fieri agnos eosque ... dari populo ex his incensum... ad suffumigandum domibus suis (1, 17, 1). Martin Gerbert, abbé de Sankt-Blasien en Forêt-Noire et auteur d’un traité sur les anciens usages (Monumenta veteris liturgiae Alemannicae, Sankt-Blasien, 1779, t. II, p. 220), indique : « le dimanche suivant Pâques, on distribue après la messe et la communion des Agnus en cire, que les fidèles emportent chez eux pour purifier leurs maisons selon les nécessités. Dans les églises de la banlieue romaine, on bénit également ces objets en cire ». L’érudit précise qu’ils sont placés dans les maisons, les vignes, les champs, propter illusiones diabolicas sive contra fulgura et tonitrua : contre les illusions diaboliques ou contre la foudre et le tonnerre.

Ces médaillons, façonnés sous une forme ovale et pressés pour obtenir un relief, sont bénis et distribués par le pape. Devenus objets de dévotion officielle, ils sont parfois montés dans des tableaux reliquaires. Les Agnus portent généralement le nom du pape qui les a bénis et l’année de son pontificat durant laquelle il a procédé à ce rite, voire le millésime.

Les exemples reproduits ci-dessus sont bifaces : les revers montrent en buste le profil du Christ et celui de Marie, d’autre saint Joseph et l’Enfant, la Vierge et l’Enfant, une Vierge aux sept glaives, une crucifixion, saint Antoine abbé ; l’avers porte l’image de l’Agneau et l’indication habituelle, ici : Pius XI P. M. anno IV 1925, ce qui donne : "Pie XI, souverain pontife, 4e année (de son pontificat), 1925".

Ce lot d’Agnus a été rapporté de Rome par un missionnaire et donné à une famille de Mulhouse.

lundi 19 avril 2010

Vitrail contemporain de Thann



Rendue possible par l'habileté d'Alain Rueff, de Thann, voici une photographie montrant le vitrail de Thann dont nous avons parlé récemment, placé dans son contexte architectural.

Merci au talentueux photographe pour sa contribution !

mardi 6 avril 2010

Annonce de parution

Les éditions Errance annoncent la parution prochaine d'un ouvrage signé par Thierry Gonon : les cloches en France au Moyen Âge (16 x 24 cm, collection Hespéride, broché, illustrations en noir, cd-rom audio joint).

L'étude des cloches relève de la musicologie et de l'histoire des techniques. C'est aussi un objet religieux et identitaire fort. "Finalement, derrière les cloches, se cachent des hommes..."

dimanche 28 mars 2010

Notes de lecture

Voici quelques titres relevés dans des périodiques par Georges Meyer (ACPRA et "Expression du Sacré" - Mulhouse) :

- Revue "Moyen Age":
-- N° 74 (janvier-février 2010), p. 56-59 : Art liturgique au Moyen-Age,
présentation d'encensoirs,
-- N° 75 (mars-avril 2010), p. 60-63 : Art liturgique, présentation de
navettes à encens.

- Revue "Compostelle" N° 12 / 2009 (Cahier d'études de recherche et d'histoire compostellanes) :
-- Les chemins de St Jacques en Angoumois et Haute-Saintonge par
Daniel BERNARDIN, président du GRAHT ;
-- Résultat de fouilles archéologiques dans l'église d'Esse, trouvaille de 2
chandeliers du XIIe siècle (p. 89-93)

- Revue : "Denkmakplfege in Baden-Württemberg N° 1 - 2010, p. 48-49 :
-- Gefährdetes Kulturdenkmal : Beton, doch nicht für die Ewigkeit
geschaffen? St. Elisabeth in Freiburg : ein Abrisskandidat.

- Revue "Monumente" (Magazin für Denkmalkultur in Deutschland), n° 1/2 Februar 2010 :
-- Denkmal in Not: Stuttgarts älteste Kirche braucht Hilfe (p. 20-24) ;
-- "Wie der Heilige Veit nach Stuttgart kam." von Angela Pfotenhauer.
-- Die mystische Treppe : Alfelds Lateinschule wird 400 Jahre alt (p. 64-66), von Christiane Schillig.

Bonne lecture !

jeudi 25 mars 2010

Visite virtuelle dans le pays de Cernay



La communauté de paroisse Notre-Dame de Pentecôte regroupe les paroisses de Cernay, Steinbach, Uffholtz et Wattwiller. Plusieurs églises s'élèvent sur ce territoire, particulièrement touché par la guerre de 1914-1918. Un site permet d'en avoir un aperçu détaillé : www.paroissesdecernay.fr (onglet : art et histoire).

On relèvera notamment la description des vitraux de Cernay et des peintures murales de René Kuder dans l'église de Cernay, ainsi que la présentation des chapelles existant dans ces communes.